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Après l'ombre

Stéphane Mercurio — rencontre

documentaire / rencontre
2018
durée 1h33

Une longue peine, comment ça se raconte ? C’est étrange ce mot qui signifie punition et chagrin en même temps. Ainsi s’exprime Didier Ruiz lorsqu’il entreprend la mise en scène de son dernier spectacle monté avec d’anciens détenus de longue peine. Dans le temps suspendu des répétitions on voit se transformer tous ces hommes – le metteur en scène y compris. Le film raconte la prison, la façon dont elle grave dans les chairs des marques indélébiles et invisibles. Il saisit le travail rigoureux d’un metteur en scène avec ces comédiens « extraordinaires ». Et surtout il raconte un voyage, celui qui va permettre à cette parole inconcevable de jaillir de l’ombre pour traverser les murs.

projection en lien avec les spectacles au Théâtre 71, Que faut-il dire aux Hommes ? et Trans (més enllà) de Didier Ruiz/La Compagnie des Hommes

rencontre à l’issue avec la réalisatrice et Mina de Suremain de la compagnie des Hommes

Dates et horaires

je 09 DÉC 20:30

Automne documentaire

Présentation du tryptique

Le metteur en scène Didier Ruiz aime parler de son travail comme d’un « théâtre de l’humanité ». Depuis 2017, il a engagé avec sa compagnie un cycle consacré à la parole des invisibles, ces personnes que la société ne considère pas sur un pied d’égalité. Selon son procédé de la parole accompagnée qu’il pratique depuis une vingtaine d’années, il laisse à ses interprètes une marge d’improvisation, une liberté qui leur permet de garder le naturel de la parole naissante. Après Une longue peine, pièce créée avec d’anciens détenus de longue durée et dont nous présenterons le film documentaire le jeudi 9 décembre à 20h30 au Cinéma Marcel Pagnol, il crée Trans (mès enllà), dédié à la parole de celles et ceux qui ne s’y retrouvent pas avec le genre qui leur a été assigné. Le spectacle Que faut-il dire aux Hommes ? qui aborde la notion de foi clôt ce triptyque consacré aux invisibles, toutes et tous engagés dans des convictions pour atteindre la liberté.

La presse en parle

« Le film ne milite que pour la dignité que l’on doit à tout être, même coupable, qui se retrouve en prison. Il est simple, sobre et beau. » Télérama

« En filmant les répétitions d’une pièce mettant en scène d’anciens détenus, Stéphane Mercurio saisit avec subtilité les stigmates de l’enfermement sur le corps et l’esprit. » La Croix