tout public dès 12 ans, durée 1h
A contrario d’un monde dominé par l’image hyper saturée et envahissante, deux artistes sortent l’ombre de l’ombre dans une conversation à forte portée poétique qui bascule imperceptiblement dans la fiction.
Camille Trouvé et Fabrizio Montecchi ont en commun un langage qui n’a pas de frontière, n’impose ni forme ni signification, suggère des histoires et invite à parler, de façon originale, à l’homme d’aujourd’hui comme à celui de demain. Cette langue de l’ombre, ils nous la font partager en toute sincérité avec une vraie‑fausse conférence qui ne respecte pas la distance de l’écran à la source. Derrière cet art de l’illusion où ils sont passés maîtres, se dessine en creux leur histoire personnelle et leur nécessité artistique impérieuse de jouer avec le monde des illusions. À ce jeu‑là, ils devront en découdre avec une ombre rebelle qui les accuse de la priver de liberté en étant ainsi sans cesse manipulée. L’histoire ne dit pas si elle est sortie tout droit du Soulier de satin mais le titre de ce dialogue imagé, emprunté à la scène de l’ombre double, laisse supputer que plane la trace de Claudel : « Mais moi, de qui dira‑t‑on que je suis l’ombre ? »
les artistes qui conversent Fabrizio Montecchi, Camille Trouvé, le regard qui fictionne Brice Berthoud, voix Noëmi Waysfeld, enregistrée par Arthur Simonini, violoncelle Martina Rodriguez enregistrée par Francis Faber, costume Séverine Thiébault, régie Anna Adorno
21 ter Boulevard de Stalingrad, 92240 Malakoff
Une commande du Festival Mondial des Théâtre de Marionnette de Charleville
Mézières pour sa vingtième édition.
coproduction Le FMTM, le Teatro Gioco Vita, la compagnie Les Anges au Plafond.